A propos du pistolet…

mars 18th, 2010

Eh oui. Même avec la plus grande des attentions, il arrive des histoires que l’on attend pas !

Résumé de la situation. Nous avions ajouté à l’image de Paris des choses cachées, comme une marmotte, une grenouille, etc. Beaucoup de ces petits éléments ont fait le buzz sur le web avec des questions anodines comme « Est-ce autorisé d’élever des tortues sur des terrasses de Paris ? » Non, ce c’est pas autorisé. Enfin, je pense… quoique, de toute façon, ce n’est pas une vraie tortue :)

Maintenant, il y a aussi du vrai contenu dans l’image comme par exemple cela :

http://www.paris-26-gigapixels.com/?x=-64.37437953169494&y=1.7825968311921132&z=0.5

Dimanche 14 mars au soir, un commentaire d’un visiteur donne les coordonnées de l’image d’un toit sur lequel on voit une arme à feu et une corde :

http://www.paris-26-gigapixels.com/?x=27.27044995721275&y=29.270286491003315&z=0.5

Très vite, nous avons réagi pour prévenir les autorités. En effet, il n’est pas opportun de laisser trainer cela sur les toits de Paris. La photo ayant été prise le 8 septembre 2009, c’est-à-dire il y a plus de 6 mois, nous doutions que l’arme soit encore à la même place, mais nous nous devions tout-de-même de prévenir la police. Celle-ci s’est rendue sur place et l’arme n’y était plus.

Avis donc au toiturophiles, ce n’est pas la peine d’y aller, il n’y a plus rien à voir :)

Nous ne saurons probablement jamais le fin mot de cette histoire mais j’espère sincèrement que c’était un faux pistolet et pas une vraie arme à feu, car à deux pas d’une garderie, je trouve ce genre de découverte un peu glauque.

Alexandre

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Paris 26 Gigapixels en Une du Dauphiné Libéré

mars 18th, 2010

L’image Paris 26 Gigapixels est largement relayée dans la presse internationale, nationale et locale. Aujourd’hui, c’est le Dauphiné Libéré qui en fait sa une. L’article est librement consultable en ligne : La plus grande image du monde assemblée en Savoie. On en profite pour remercier toutes les personnes qui relayent l’information à travers leur blog, profil Facebook et Twitter ou par tout autre moyen !

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La musique de Paris 26 Gigapixels

mars 17th, 2010

Suite à de nombreuses demandes, et parce que tout le monde ne va pas jusqu’à lire les mentions légales :) , voici quelques précisions sur la musique utilisée sur le site de l’image Paris 26 Gigapixels.

Beaucoup l’ont reconnue : il s’agit du titre La Valse d’Amélie, créé par Yann Tiersen, disponible sur l’album de la bande originale du film Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain.

> En savoir plus sur le film

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Paris 26 Gigapixels est maintenant en ligne !

mars 11th, 2010

www.paris-26-gigapixels.com

Mise à jour : les DNS sont en train de se propager et il est possible que vous ayez à attendre quelques heures avant de pouvoir accéder au site, selon votre localisation et votre fournisseur d’accès à internet.

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Making of : étape 3, le rendu

mars 11th, 2010

Dernière étape avant la mise en ligne : la création du rendu. Le rendu est l’image finale générée par Autopano Giga après l’édition du panorama.

Grâce à Intel, nous avons pu bénéficier d’un ordinateur très puissant pour générer le rendu en un temps record. On vous laisse rêver : un Intel Server System SR2600UR avec deux processeurs Intel Xeon 5500 et 6 disques durs SSD de 160 GB permettant une écriture des données beaucoup plus rapide qu’un disque dur classique. Avec ce matériel qui rendra jaloux bien des geeks (16 coeurs, 24GB RAM, 1 TB SSD), le rendu n’a duré que 3 heures et 14 minutes : une vraie performance. Il y a deux ans, pour le record Harlem 13 Gigapixels, il avait fallu près de 48 heures pour rendre une image deux fois plus petite. Vous pouvez lire à ce sujet l’étude réalisée par Intel.

Mais le plus difficile reste à venir…

Oui, grâce à un bon matériel et un logiciel qui peut exploiter toute la puissance disponible, il est plutôt facile de créer des grandes images telles que Paris 26 Gigapixels. Mais les retouches nécessaires qui sont faites par la suite peuvent être nombreuses :
- La qualité de l’assemblage était très bonne et il n’y a pratiquement pas d’erreurs d’assemblage dans l’image de Paris, mais il a fallu à certains endroits du ciel mieux harmoniser les couleurs. Ce point reste un vrai défi technologique.
- Mais surtout : notre avocat a eu la judicieuse idée de nous conseiller de masquer toute zone qui pourrait être une atteinte à la vie privée, notamment les plaques d’immatriculation et les visages reconnaissables ! Et nous voilà obligés de découper le panorama en plus petites morceaux qu’on puisse éditer sous Photoshop. Note : Photoshop est limité en interne à une dimension de 300,000 pixels maximum. Donc l’image de Paris ne pouvait pas être ouverte directement. J’en profite ici pour lancer un appel à John Nack : « Hey John, in the next Photoshop, please, raise this internal limit to 3,000,000 for example ;) Thanks John !

Bref, nous voilà donc partis pour un grand travail de floutage ou de masquage de ces dîtes zones, chose qui n’est pas si aisée quand l’image sur laquelle on travaille fait la taille de deux terrains de football ! Note : nous avons développé un outil qui permet de découper, rassembler aisément ce type de grosses images. Il sera bientôt mis à disposition de la communauté Autopano.

En passant : on a profité de cette obligatoire étape de retouche pour incruster quelques surprises dans l’image, pour que vous aussi, vous ayez le plaisir de chercher des petits détails un peu partout ! Il y en a 10 : on vous laisse les découvrir :) What ? Easter eggs ? Yes man !

En parallèle à ce travail de retouche, le site web a été préparé et ne demandait plus qu’à recevoir cette image géante, dans ses deux versions :
- La version par défaut, au format Flash, qui intègre des éléments interactifs comme une visite automatique. Le visualiseur Flash utilisé est évidement KRPano, la même technologie que nous utilisons dans notre produit Autopano Tour.
- La version au format HDview, accessible par le bouton en haut à droite de l’image, qui n’offre pas les éléments interactifs mais propose une expérience plus fluide dans la navigation au coeur de l’image.

Restait à régler le dernier souci : pouvoir offrir cette expérience à tout le monde quelque soit la charge du serveur. En effet, ce site web, c’est 600,000 fichiers à fournir. C’est notre partenaire d’IPSyn qui nous aide dans le déploiement géolocalisé sur de nombreux serveurs dans le monde entier. Avec cela, on devrait tenir la charge :)

Je vous souhaite une belle visite de Paris et à bientôt pour de nouvelles aventures gigapixels.

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Making of : étape 2, assemblage du panorama

mars 11th, 2010

La première étape de l’assemblage consistait à s’occuper des fichiers RAW (format brut issu de l’appareil photo). C’est Arnaud Frich qui s’en est occupé tel qu’il l’a décrit sur cette page.

L’assemblage lui-même reste encore assez compliqué sur un projet d’une telle envergure. En effet, l’utilisation d’une tête panoramique motorisée aide énormément à la prise de vue, mais à l’assemblage, elle ne donne pas toujours un résultat parfait et cela pour plusieurs raisons : fiabilité due aux pauses à chaque rangée pour refaire la mise au point et motifs répétitifs dans les bâtiments.

Je rappelle ici la structure de la prise de vue de Paris : 138 colonnes sur 17 lignes, soit 2346 images. Le premier essai d’assemblage a donné l’image suivante:

On note un décalage dans les lignes sur l’assemblage. Il venait du fait qu’il manquait 3 images dans la prise de vue au bout d’une ligne et au début de la suivante. C’est le genre de choses qui ne se détecte pas sur le terrain mais au retour au bureau :( Et c’est assez difficile à trouver dans un lot d’images dont les numéros ne se suivent pas. La chance est avec nous, ces images se trouvent au bord, ce qui fait que la conséquence sur le projet ont été minimes. Un recadrage de la taille des images manquantes a été fait du côté gauche du panorama (eh oui, il aurait pu y avoir 2 colonnes d’images en plus dans le panorama final).

Après avoir passé une journée à s’occuper de l’identification des images manquantes et du renommage complet des images pour que l’ordre corresponde au fichier de la tête panoramique Clauss qui précise les coordonnées des images, l’assemblage via le module d’importation Clauss du logiciel Autopano Giga a été possible.

La première optimisation de celui-ci avec toutes les images a été plutôt bon mais il restait du travail d’édition de mauvais liens à effectuer dans l’éditeur de panoramas. La raison est très simple : les motifs répétitifs des bâtiments dans un paysage urbain sont très nombreux : rien ne ressemble plus à une fenêtre que la fenêtre d’à côté. Cela engendre de temps en temps des soucis d’alignement dans la détection des points de contrôle entre images voisines et c’est ce que l’on constate dans la copie d’écran numéro 2 qui exagère ce souci :

Cet écran montre une détection en mode standard sans utiliser le module d’importation Clauss. Il illustre les endroits où de mauvais liens entre les images ont été trouvés (zones dominées par du rouge). C’est assez joli non ?

En pratique, la correction de ces petits soucis d’alignement a été assez rapide. Ce qui a été bien plus long est de s’occuper des zones out-of-focus (comme par exemple la rambarde de la tour St-Sulpice). Là, pas de miracle, c’est avec l’éditeur et le mode de déplacement des images individuelles que le placement manuel a été fait. Une bonne journée de travail a été nécessaire car chaque opération dans un très gros projet prend du temps dans l’éditeur. Sauvegarde régulière du projet conseillée ;)

Arrivés à cette étape, nous avons un projet du panorama qui est propre géométriquement. Il reste à régler la correction des couleurs. De nombreuses ancres de couleur de référence ont été placées dans le panorama :

Avec la sélection multiple, c’est une opération assez rapide. L’optimisation colorimétrique a été faite dans la foulée pour obtenir un projet quasi-final tel qu’illustré ci-dessous.

Un petit recadrage à la fin et on obtient le verdict sur la taille définitive : 354159 x 75570 = 26,763,795,630 pixels. Waouh. Pas mal :)

On peut maintenant s’attaquer au rendu.

Alexandre Jenny

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Making of: étape 1, la prise de vue

mars 11th, 2010

Après plus de 16 mois d’attente, le jour J est enfin arrivé. Toutes les conditions sont réunies en ce jour du 8 septembre 2009 pour réaliser la prise de vue.

Le projet Paris 26 Gigapixels allie 2 objectifs :

  1. La réalisation d’une très belle photo de Paris.
  2. Etablir un nouveau record de la plus grande photo assemblée.

8h00 : Ralliement de toute l’équipe au pied de la tour nord de l’église Saint Sulpice. La journée s’annonce exceptionnelle, tout le monde croise les doigts pour que le temps reste au beau fixe tout au long de la journée. La tour étant en restauration, Martin Loyer (à l’origine du choix du lieu) demande au chef de chantier si nous pouvons utiliser la grue pour monter le matériel au sommet de la tour. Demande accordée, nous voilà donc allégés de nos sacs pour débuter l’ascension de la tour.

9h15: Mise en place de la tête motorisée sur le parapet de la tour. Installation sur la tête motorisée des 2 Canon 5 D Mark II (21,1MP), chacun avec un 300 mm f4.0 et un doubleur de focale afin d’obtenir les 600 mm nécessaires pour battre le record. L’utilisation des 2 boitiers nous permet tout simplement de réduire le temps de prise de vue de moitié.
Les boitiers sont configurés de la manière suivante :
• 300mm f4.0 avec doubleur de focale, ce qui nous donne l’équivalent d’un 600mm f8.0
• Mise au point manuelle très précise avec la fonction zoom du Live View.
• Priorité diaphragme F13 (pour avoir une grande profondeur de champ)
• Iso 800
• Vitesse 1/800 afin de limiter les effets de turbulence de l’air dues à la chaleur
• Enregistrement en RAW
• Cartes mémoires Compact Flash de 16GO
• Déclenchement piloté par la tête motorisée.

9h30 Paramétrage de la tête panoramique (angle de champ horizontal: 219.75° et vertical 38.49°). Les premières estimations nous donnent pour un recouvrement de 30% des photos:

  • 138 colonnes par 17 lignes soit un total de 2346 photos pour 2h30 de prise de vue.

Malheureusement pendant la phase de réglage nous nous apercevons que l’un des Canon donne des images floues, est-ce la faute à l’objectif, au doubleur de focale ? Nous n’avons pas le temps de nous poser ces questions. Il faut prendre une décision : annuler la prise de vue ou la réaliser avec un seul boîtier ….

10h00 La décision est prise, utiliser un seul boîtier. Nous voici donc partis pour cinq heures de prise vue. La stratégie est de prendre les photos de façon horizontale (gauche à droite) depuis l’horizon puis de descendre vers le pied de la tour. A chaque début de ligne nous mettons la tête motorisée en pause pour faire la mise au point manuelle et changer la carte mémoire si nécessaire.

13h30 L’équipe du ravitaillement (Alexandre et Martin) reviennent avec des sandwiches et à boire. Cette pause est la bienvenue, cependant Arnaud et Lionel gardent toujours œil sur la prise de vue qui ne doit s’arrêter sous aucun prétexte.

14h 45: Le stress retombe, nous pouvons enfin souffler : c’est fini ! Il ne reste qu’à vider la carte mémoire une dernière fois sur le portable. Tout s’est bien passé.

15h15: La lumière est tellement exceptionnelle que nous décidons de refaire les 2 premières lignes de la prise de vue. Cette série d’images pourra peut-être servir lors de l’assemblage.

16h50: Les affaires sont mises en grappe au milieu de la tour. Martin fait un signe au grutier qui, en un rien de temps, nous les dépose au pied de la tour.

17h00: Tout le monde à la même question en tête : n’avons-nous pas oublié de prendre une photo ? Pour répondre à cette question, rendez-vous à l’étape 2 : l’assemblage des images.

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L’image Paris 26 Gigapixels vécue par son photographe, Arnaud Frich

mars 11th, 2010

Essayer de battre un record du monde n’est jamais une mince affaire et évidemment, le projet auquel nous nous sommes attelé n’était pas simple à réaliser. Nous savions tout de suite qu’il nous faudrait prendre plus de 2000 photos et malgré tout j’ai très vite proposé de travailler en RAW – donc après une petite hésitation ! -, pour l’amélioration substantielle que cela apportait sur les JPG finaux. Travailler en RAW me permettait, au moment du développement des 2346 fichiers de pouvoir jouer sur plusieurs paramètres d’optimisation : la balance des couleurs, la réduction du bruit, la réduction des hautes lumières et l’harmonisation des différentes colonnes/rangées de photos entre elles sachant que les conditions de prises de vue nous avaient obligé à faire certains choix techniques.

En effet, comme la prise de vue avait lieu en hauteur afin d’avoir une vue sur tout Paris, je savais que l’on aurait un paradoxe à régler : il  fallait un jour de grand beau temps avec une belle transparence mais qui disait beau temps disait réchauffement de l’air. Même en travaillant tôt le matin, avant que le soleil n’est trop réchauffé l’atmosphère, c’était impossible compte tenu du nombre de photos à prendre. Or avec 600 mm de focale, cela se traduit par une turbulence de l’air qui agite les images très visible à 100% d’affichage. La différence entre 300 et 600 mm est flagrante ! Pour limiter cet effet, les astronomes savent qu’il faut réduire le temps de pose le plus possible. Cependant, il fallait aussi avoir un minimum de profondeur de champ donc j’ai finalement choisit le compromis : 800 ISO, F13 à 600 mm pour travailler par grand beau temps à 1/800 de seconde. Même avec un 5 D Mark II CANON, je savais qu’il y aurait du bruit dans les images finales que je pourrais enlever en travaillant mes fichiers RAW dans Camera Raw de Photoshop. Le résultat final est satisfaisant !

Ensuite, toujours pour limiter le bruit, j’ai travaillé à 1/800 de seconde afin de surexposer mes photos légèrement. 1/1600 de seconde aurait suffit compte tenu de l’ensoleillement ce jour là à 800 ISO, mais comme cela j’ai pu assombrir mes photos dans Camera Raw – sous développer – tout en récupérant les hautes lumières. Cette surexposition me permettait enfin de travailler ma balance des blancs finale sans affecter mes fichiers, choses beaucoup plus complexe si j’avais directement travaillé en JPG. J’ai proposé à mes partenaires un rendu de développement un peu « chaud » afin de caler les photos du matin sur celles de la fin d’après-midi, plus chaleureuse. Pour harmoniser les 17 rangées de photos et 138 colonnes, j’ai pu travailler facilement par groupes de photos dans Camera Raw en procédant par synchronisation. Les légères différences restantes ont été harmonisées directement au moment de l’assemblage par Autopano Giga. Je reste impressionné par la qualité de cette harmonisation finale quand on sait que la première photo a été prise à 10h0 du matin et la dernière 16h00 !

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En attendant l’image de Paris…

mars 10th, 2010

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Un premier aperçu vidéo de Paris 26 Gigapixels !

février 1st, 2010

Voici un avant-goût de l’image Paris 26 Gigapixels ! N’hésitez pas à partager l’information :)

Une version HD est également disponible sur Youtube.

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